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Un temps pour tout - 2e partie (suite)

"Il y a un temps pour tout, un temps pour toute chose sous les cieux : un temps pour naître, et un temps pour mourir ; un temps pour planter, et un temps pour arracher ce qui a été planté ; un temps pour tuer, et un temps pour guérir ; un temps pour abattre, et un temps pour bâtir ; un temps pour pleurer, et un temps pour rire ; un temps pour se lamenter, et un temps pour danser ; un temps pour lancer des pierres, et un temps pour en ramasser ; un temps pour embrasser, et un temps pour s’éloigner des embrassades ; un temps pour chercher, et un temps pour perdre ; un temps pour garder, et un temps pour jeter ; un temps pour déchirer, et un temps pour coudre ; un temps pour se taire, et un temps pour parler ; un temps pour aimer, et un temps pour détester ; un temps pour la guerre, et un temps pour la paix.

Quel avantage celui qui agit retire-t-il de la peine qu’il se donne ?
J’ai vu à quelle occupation Dieu réserve aux humains. Il fait toute chose belle au moment voulu ; il a même mis dans leur cœur la pensée de l’éternité, même si l’homme ne peut pas comprendre l’œuvre que Dieu accomplit, du début à la fin.

J’ai reconnu que le seul bonheur consiste à se réjouir et à bien agir pendant leur vie ; et que, si un homme mange et boit et prend du plaisir dans tout son travail, c’est un cadeau de Dieu. J’ai reconnu que tout ce que Dieu fait durera toujours, sans qu’on puisse ajouter ou enlever quoi que ce soit, et que Dieu agit de cette manière afin qu’on éprouve de la crainte devant lui. Ce qui existe a déjà existé, tout comme ce qui existera, et Dieu ramène ce qui est passé."

Ecclésiaste 3 : 1-15 (Voir le contexte)

Quelques réflexions sans fil conducteur.
Juste laisser l’Esprit se poser sur des mots, sur des instants, sur un vécu.

Début de la partie 2

Pour revenir à la partie 1

Un temps pour chercher et un temps pour perdre

Tout a changé. Le temps a changé. Il faut plus de temps pour produire. Il faut du temps pour accueillir les gens, les protéger. Tout se réalise au même endroit, le travail, la vie quotidienne, les loisirs, le face à face, la prière. Dans un seul lieu. Parfois, on a beaucoup de temps, parfois, l’ennui est là. Que vais-je faire de tout ce temps ?

C’est le temps de chercher. Chercher une nouvelle manière d’envisager sa relation au travail, sa relation à l’autre que je vois tout à coup beaucoup plus, sa relation au silence. Le silence peut-il te parler ? Peux-tu imaginer que le silence, la solitude deviennent des alliés ? Peux-tu dire que le silence du Père soit à certains moments apaisant ? Chercher c’est admettre que l’on ne connaît pas. Cela peut se révéler insécurisant, flippant même pour ceux qui vivent dans la certitude qu’il faut que l’homme maitrise tout. Mais si tu arrêtes de chercher, si tu ne te poses plus de questions, si tu n’acceptes pas que tout est nouveau parfois, comment vas-tu trouver la force de croire en l’invisible ? Ce n’est pas toi qui découvres c’est Dieu qui se laisse trouver. Ce n’est pas toi qui vas trouver la meilleure façon de vivre cette crise, c’est Dieu qui est là pour te guider, pour ouvrir et fermer des portes. Chercher est avant tout une attitude, une mentalité, un style de vie.

C’est le temps de perdre. Perdre la boule ? Perdre patience ? Perdre ses repères ? Perdre le goût ? Perdre des amis ? Perdre la foi ? Perdre son job ? Perdre de l’argent ? …La liste peut encore vraiment s’allonger ; malheureusement, tellement de gens ont aussi perdu la vie. L’homme n’est pas fait pour accepter de perdre. Le rêve américain est basé sur l’idée que tu es un homme si tu gagnes. Il y a un regard sur le glorieux perdant, surtout si ce perdant peut en faire gagner un autre, non ?

Mais tout cela c’est la vision terre à terre de perdre car elle impose à nos pensées que perdre est impérativement le contraire de gagner. Mais ce n’est pas uniquement cela le sens.

Puis-je comprendre que parfois, c’est indispensable de perdre certains repères car ils vont m’inciter, m’obliger à en créer d’autres qui seront bien meilleurs. Puis-je accepter l’idée que téléphoner à des personnes seules n’est pas synonyme de perdre du temps mais juste accomplir la volonté du Seigneur. Puis-je me faire à l’idée que vivre avec quelques centaines d’euros en moins va me permettre de me centrer sur l’indispensable et que ce que je ne peux plus faire sera peut-être un gain dans un tout autre domaine ?

Et si cette perte de liberté que nous subissons était un temps particulier pour vivre autre chose qui dépasse notre compréhension, qui vole bien au-delà de nos intelligences ?

Un temps pour se taire et un temps pour parler

La pandémie a bousculé nos conversations. Tout a été modifié, de nouvelles têtes ont envahi les écrans de TV, les héros d’hier n’ont plus voix au chapitre, place aux héros du quotidien. La hiérarchie des valeurs vacille. Les rois du profit promettent un bain de sang social. Il a commencé. Déjà.

Si on demandait à Dieu ce qu’il veut qu’on communique. Si on osait aller vers des conversations vraies, authentiques, sincères. Des mots qui restent, des mots qui laissent une trace parce qu’ils viennent non pas de nous mais des profondeurs de nos cœurs là où Dieu a creusé sa place.

Un temps pour aimer et un temps pour détester

Un temps pour aimer, oui mais pour détester ???
Détester le péché, détester des actes que l’on a commis, détester des propos que l’on a prononcés. Détester ce qui nous empêche d’avancer, de pardonner.

Quand le malheur frappe, quel qu’il soit, aimer prend un autre sens, revient au centre de nos préoccupations, de nos vies. On apprend parfois dans les larmes l’importance des souvenirs, on se confronte au regret.

Le miroir de ces versets nous renvoie à plusieurs parts de nous-mêmes : les plus belles et les plus moches.

Au-delà de cette introspection salutaire, il nous faut revenir à ce qui nous fera poursuivre la route : l’incroyable force de l’Amour du Père. Cet amour immuable capable de tout renverser, de tout inverser, cet amour éternel qui nous permet de tout traverser.

Si on peut profiter de ce temps particulier pour aimer, pour aimer détester, si on peut par la pensée, par nos actes, par nos mots, par nos vies, approcher le sens de cet amour divin qui voyage au-delà de toutes les transgressions humaines, alors tout ira mieux.
Et demain ?

Je vous laisse avec deux parties de verset à méditer.
Le Seigneur veut nous dire quelque chose à travers
ces mots simples et compliqués à la fois :

  • Il fait toute chose belle au moment voulu
  • Il a même mis dans leur cœur la pensée de l’éternité

Pour un prochain message, une prochaine réflexion du jour, …

Dominique Blairon

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