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Oser la vérité / L’intimité

Oser la vérité

Je lève les yeux vers les montagnes
D’où me viendra le secours ?
Le secours me vient du Seigneur
Qui fait le ciel et la terre
Il ne te laissera pas
Vaciller sur tes jambes
Celui qui te garde ne sommeille pas
Non il ne sommeille ni ne dort
Celui qui garde Israël
C’est le Seigneur qui te garde
Le Seigneur est ton ombre à ta droite
Le jour, le soleil ne te frappera pas
Ni la lune pendant la nuit
Le Seigneur te gardera de tout mal

Il gardera ta vie
Le Seigneur te gardera
Lorsque tu sortiras
Et lorsque tu rentreras
Dès maintenant et pour toujours

Psaume 121 (Voir le contexte), un des psaumes des montées

Je vous invite à bien vous imprégner de cette citation de Bonhoeffer.

Elle est le guide cette réflexion.

Mais il n’est jamais « prudent » d’abandonner ne serait-ce qu’une infime part de la vérité dans un quelconque but ou espoir humains. Ce n’est pas le jugement que nous portons sur la situation qui peut nous indiquer ce qui est prudent, c’est la seule Vérité de la Parole de Dieu.

La seule chose qui puisse toujours être le fait de la prudence consiste à demeurer dans la Vérité de Dieu. C’est là seulement que se situe la promesse de la fidélité et de l’aide de Dieu. Il s’avérera toujours que pour les disciples le plus « prudent » est de demeurer en tout temps simplement et exclusivement attaché à la Parole de Dieu.

Dietrich Bonhoeffer

Pour éclairer cette réflexion à la lumière de l’actualité du monde, je voudrais encore y ajouter cette anecdote lue dans un quotidien.

Un vieillard italien âgé de 93 ans sort de l’hôpital guéri du coronavirus. Les responsables sont certes très heureux car au départ, à cet âge, c’était plutôt mal engagé quand le diagnostic est tombé. Ils lui réclament toutefois 500 euros pour l’utilisation du respirateur pendant une journée. Le vieil homme fut très loin de s’offusquer et répondit ceci : « Que me dis-tu là mon ami ? Quelle dette dois-je avoir auprès de mon Dieu ? Tu imagines, c’est à Lui seul, mon Créateur, que je dois chaque respiration de ma vie. À 500 euros la journée, je ne saurai au grand jamais lui rembourser ma dette !!! »

Dans un milieu athée ou dans un contexte de « croyants non pratiquants » comme certains se présentent, d’aucuns se posent souvent la question mais qu’est-ce qu’il fabrique votre Dieu ? Il vous laisse tomber ? Il en a marre de l’humanité ? Il t’a oublié en passant ?

Dans ces temps de bouleversement planétaire, il est temps de se positionner sur notre vie chrétienne. Il est temps d’oser la Vérité. Peut-être pour toi actuellement, les obstacles qui se présentent sont-ils une surprise, une catastrophe ; avant tout, ils témoignent sans doute de quelque chose qui ne correspond pas du tout à ce que tu avais espéré, attendu.

Ce psaume pose une simple question : « D’où me viendra le secours ? » Si la réponse à cette question, nous devons la trouver par nous-mêmes, attendons-nous à tourner, et tourner encore, préparons-nous à emprunter détours sur détours.
Notre secours vient du Seigneur. Point à la ligne.

Si nous comparons cette traversée de la maladie et du confinement à un voyage, nous devons lutter avec les armes du Ciel. Car, avouons-le, malgré toute la technologie, les moyens financiers illimités, malgré l’intelligence incroyable de l’homme, un simple virus a mis la moitié de l’humanité hors d’état de nuire. Voyager sans le secours de Dieu, c’est un peu comme si on confiait à une personne fragile ou instable une ceinture d’explosifs agrémentée d’un détonateur facile d’accès.

Le psalmiste nous dit : « Il ne te laissera pas vaciller sur tes jambes ; Celui qui te garde ne sommeille pas. » Est-ce que cette vérité nous exempte des épreuves ? Est-ce que ce verset nous promet une vie tranquille dénuée du moindre nuage ? Pas vraiment, non. Pour ne pas dire pas du tout. Nous avons un Dieu qui ne dort pas, qui veille sur nous en permanence. Même dans le deuil, même dans l’incompréhension la plus totale, même dans la pandémie, même dans la souffrance la plus terrible. Dieu est là pour qu’on ne vacille pas. Dans notre foi. Dans notre confiance, dans notre confiance dans la Vérité. Aurons-nous cette audace ?

Dans l’ancien Testament, faire référence aux montagnes s’apparente aux multiples infidélités du peuple qui y ont installé tous les éléments d’adoration à destination des faux dieux. Ces faux dieux qui ont pour nom au 21e siècle, argent, pouvoir, addictions. Je ne voudrais pas abîmer ce partage en citant quelques anecdotes pourries de comportements détestables de l’homme mais avouons-le cette lecture se révèle parfois bien pénible. « Le secours me vient du Seigneur qui fait le Ciel et la Terre. » Laissons ces mots pénétrer profondément notre cœur et notre cerveau. Penchons-nous sur cette Vérité : nous ne serons pas exemptés de difficultés, de malheurs, c’est notre lot. MAIS, aucune blessure, aucune maladie, aucune détresse ne pourront nous éloigner, nous séparer du plan que Dieu a pour nous.

Dieu est inconditionnellement fidèle. Dieu aime aimer.

Il est présent pour nous aider à chaque pas de ce sentier escarpé. Il nous donnera la force de résister aux épreuves ; s’Il nous rappelle près de Lui, c’est que notre mission ici-bas est terminée ; nous pouvons rejoindre Sa gloire. Notre bateau peut quitter la rive et se diriger vers l’autre où nous sommes attendus dans la joie.

Si nous appréhendons correctement cette Vérité, il nous faut décrire notre chemin non pas comme une suite ininterrompue d’embûches et d’épreuves mais bien comme une route où Dieu nous accompagne, nous préserve et règne sur nous et en nous. Le « en nous » est capital. Dans le psaume, nous lisons : « il te gardera de tout mal ». Si nous le laissons régner en nous, nous allons simplement refuser l’accès à tout ce qui peut nous causer tort, chagrin, désespoir, car nous avons la complète certitude que Dieu nous gardera de tout mal. Osons cela.

Ne soyons pas naïfs, ou pire, présomptueux. Nous sommes incapables de vivre cela en permanence. Nous tombons, nous nous éloignons, nous doutons. L’erreur qu’il nous faut éviter serait de penser que Dieu va finir par en avoir assez. Ce serait d’imaginer que Dieu, fatigué de nos incartades, de nos découragements « aille voir ailleurs » si ce n’est pas plus solide, plus enthousiasmant. Pour contrebalancer ces fausses pensées, nous devons tenter d’intégrer ceci : « Dieu aime aimer, sans condition ». Ces manquements se manifestent souvent dans le même scenario.

Nous nous soignons par nous-mêmes ; on ne prend pas le temps de Dieu comme la Vérité, on va sur internet, on analyse nos symptômes, on décrète la maladie, on y ajoute une petite dose de retour vers soi dans la paix et la méditation et voilà le tour est joué. Nous soignons à la place du Père. Vous avez entendu les Présidents d’Amérique du Sud et Centrale. Ils en appellent quasi tous à Dieu. Dieu est là pour les pandémies et les écorchures au genou. Il est là pour les hécatombes sanitaires et nos petites peines de cœur. Nous ne devons pas regarder aux montagnes, nous devons le laisser régner. Nous devons oser laisser vivre en nous sa Vérité.

Dieu est notre compagnon de route. Permanent. Le psaume nous dit : « Le Seigneur te gardera dès maintenant et pour toujours ». Vivons cela pour nous préserver de nos glissements de terrain ; croyons cela de toutes nos forces, quelles qu’elles soient. C’est de cette forteresse-là dont nous avons besoin. C’est avec cette audace-là que nous pouvons grandir et avancer en covoiturage avec le Seigneur.

Qui conduit ?

Que chacun où qu’il soit, quelles que soient ses peines, ses morsures, ses difficultés soit encouragé, fortifié, covoituré.

Dieu aime aimer.

Il est notre secours permanent.

Amen.

Dominique Blairon

L’intimité

Seigneur Tu es notre ami intime
En Toi nous découvrons un frère, un tendre Père
Tu prends soin de nous tes enfants chéris
Au fond de notre être Tu demeures
Ta personne illumine notre vie toute entière
A la croix pour nous Tu t’es offert en sacrifice ultime
Ton sang pour nous Tu as versé
Humilié Tu as été
Nos péchés Tu as porté
Une vie nouvelle Tu as donné
Tu nous connais au plus profond de notre être
Tu nous gardes dans le creux de ta main
De la peur et de l’angoisse Tu nous libères
Tu désires chaque jour une nouvelle rencontre avec nous
Peuple fidèle demeurez dans mon Amour toujours et à jamais

Philippe Georges

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