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On a tous notre Goliath

  • Goliath : 3 mètres, une cuirasse de 60 kg, une lance de 7 kg, vraisemblablement une force de la nature ; un homme tentait de porter son bouclier (un vrai travail) ; et il met au défi toute une armée avec un enjeu colossal : une nation devient esclave de l’autre

La réaction de tout un peuple est la panique, la frayeur. Les deux armées se font face, personne ne peut lancer l’assaut vu la configuration du terrain : le piège est en place ; qui peut avoir le courage ou l’inconscience de rivaliser avec le champion de l’armée des Philistins. Et nous en 2017, nous avons aussi nos combats, nos pièges où nous nous sentons sans arme, sans solution possible.

  • 1Sam.17.16 Le Philistin s’avançait matin et soir pendant 40 jours. Peut-on s’imaginer cette scène qui se répète, ce géant d’acier qui sème la terreur et rend toute une armée sans voix et sans voie.

La persistance du danger accroît la dramaturgie. Le mécanisme de panique s’installe encore plus. Pour nous, il en va de même, plus une chose devient récurrente, plus on s’enferme dans le même mode de pensée (à l’instar d’un objet qu’on cherche et recherche inévitablement aux mêmes endroits). On peut bien s’imaginer, se rendre compte que la tension est à son comble : les deux armées se font face ; le géant descend dans la vallée ; on a le temps de le voir, de mesurer son apparence extérieure. Les deux vallées encaissées font vraisemblablement résonner sa voix de manière encore plus forte.

  • La première réaction de David est assez incroyable ; il arrive au milieu du jeu de quilles ; les deux armées se font face en poussant des hurlements et à ce moment Goliath sort encore des rangs 1sam.17.26 : Que fera-t-on pour celui qui tuera ce Philistin et qui écartera la honte d’Israël ? Qui est donc ce Philistin, cet incirconcis pour insulter l’armée du Dieu vivant ?

David est très certainement une demi-portion face à son futur rival mais il ne s’attarde pas à l’apparence de la situation mais il va au contraire directement au fondement du problème. Il ne pleure pas sur les conséquences potentielles du défi imposé mais bien sur la question centrale : on s’attaque honteusement à l’Éternel. Retenons bien la teneur de cette réaction car elle est capitale. Il ne voit pas le champ de bataille à travers son prisme à lui mais bien par rapport à l’insulte proférée à son Dieu. Cette réaction étonnante doit obligatoirement avoir des conséquences dans nos vies ; elle doit impacter notre manière de percevoir nos difficultés qui nous paraissent parfois si insurmontables, si fondamentalement non solutionnables.

  • La seconde réaction de David est encore plus saisissante. Lisons  : Que personne ne se décourage à cause de ce Philistin.

Non seulement, David va s’attaquer aux racines du problème et se mettre carrément en danger mais en plus, il prend sur lui les conséquences de son choix sur l’armée. Il raffermit la confiance de tout un peuple, alors qu’avouons-le, la balance ne plaide pas en sa faveur.

  • 1sam.17.34-37. Ton serviteur faisait paître les brebis de son père. Et quand un lion ou un ours venait en enlever une du troupeau, je courais après lui, je le frappais, et j’arrachais la brebis de sa gueule. S’il se dressait contre moi, je le saisissais par la gorge, je le frappais, et je le tuais. C’est ainsi que ton serviteur a terrassé le lion et l’ours, et il en sera du Philistin, de cet incirconcis, comme de l’un d’eux, car il a insulté l’armée du Dieu vivant. David dit encore : L’Éternel, qui m’a délivré de la griffe du lion et de la patte de l’ours, me délivrera aussi de la main de ce Philistin. Et Saül dit à David : Va, et que l’Éternel soit avec toi !

Pourquoi s’attarder plus sur ces trois versets ? Le Seigneur m’a vraiment surligné cette partie du texte. Dans notre parcours de vie, si on croit pleinement en son plan parfait, on constate que Dieu nous a fourni les armes pour nous en sortir. Dieu a préparé David à ce combat inégal. Le rapport de force était complètement en sa défaveur mais le Seigneur lui a donné un regard particulier, une lucidité inégalable pour voir la situation autrement qu’un autre, pour aborder une grosse difficulté avec d’autres yeux. En serait-il autrement pour nous vingt siècles plus tard ? Crois-tu en un Dieu vivant ou lis-tu simplement une jolie histoire ?

  • Saül « aide » David en lui donnant les armes qui sont censées lui permettre de rivaliser avec le géant. Il le place sur un terrain qui n’est pas le sien.

Pour espérer contourner un gros problème, il faut juste parfois se poser, le remettre au Seigneur, croire qu’on a déjà en nous les armes pour lutter contre et avoir une foi inébranlable dans le plan de Dieu. On connaît la suite de l’histoire : il part au combat sans protection avec juste une gibecière, quelques pierres plates, une fronde mais aussi une dextérité sans pareille pour manier cette fronde ; ce n’est pas une fronde qu’il a trouvée au bord de la rivière ; c’est l’instrument que le Seigneur lui a donné pour survivre et pour… accomplir son plan. La fronde pour David est l’arme absolue, tout simplement parce que c’est celle que Dieu lui a donnée, celle qu’il a préparée avec soin, précision.

  • 1sam.17.42 Le Philistin regarda, et lorsqu’il aperçut David, il le méprisa, ne voyant en lui qu’un enfant, blond et d’une belle figure. Le Philistin dit à David : Suis-je un chien, pour que tu viennes à moi avec des bâtons ? Et, après l’avoir maudit par ses dieux, il ajouta : viens vers moi, et je donnerai ta chair aux oiseaux du ciel et aux bêtes des champs. David dit au Philistin : tu marches contre moi avec l’épée, la lance et le javelot ; et moi, je marche contre toi au nom de l’Éternel des armées, du Dieu de l’armée d’Israël, que tu as insultée.

On en revient aux mêmes problèmes d’apparence. Tu ne me vaux pas ; tu n’es pas un rival à ma hauteur. Alors, David passe à l’action ; il fait peu de cas de sa vie car il lutte pour la juste cause. L’armée de l’Éternel a été insultée. La honte est sur le peuple. Il n’attend pas ; il sait que Dieu est avec lui.

  • Et toi comment vois-tu ta situation ? Et toi comment perçois-tu la situation dans laquelle un frère ou une sœur se trouvent ? Tu te fies aux seules apparences ? Tu comptes sur tes propres forces ? Tu t’avoues vaincu d’avance ?
  • On a tous notre Goliath. Cherche dans ta vie les failles, les abandons, les lâchetés, les arrogances, les erreurs d’aiguillage et tu verras que tu as un Goliath qui se trouve face à toi. Que vas- tu faire ? Que vas-tu envisager ?

Et si cette semaine, tu te posais ces 5 questions, après t’être imprégné de la Parole de Dieu dans 1 Samuel 17 (Voir le contexte ?).

Quel est ton Goliath à toi ?
Quelles limites te reconnais-tu ?
Quelle prière décides-tu ?
Que vas-tu lâcher ?
Que mets-tu dans ta gibecière ?

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