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Les échelles

Cette réflexion du jour, elle vient d’une vision ; je l’ai reçue pour une personne en particulier mais il m’a semblé qu’elle pouvait servir peut-être à comprendre parfois nos réactions, nos difficultés, nos tristesses ou nos découragements. Je vous la traduis au départ sous la forme d’une petite histoire.

Les échelles

Mais quel boucan au pied de ces échelles. On ne s’entend plus. Tu comprends ce
qu’ils disent, toi ? Oui, attends c’est un peu compliqué ; ils parlent tous en même temps.

  • On n’en sortira jamais avec ce Covid, on va finir par tous y passer
  • De toutes façons, ils sont dans un home, il faut s’attendre au pire
  • J’en ai marre de ne pas voir mes potes, on a une soirée clandestine, suis super excitée
  • Personne ne m’appelle ! Non mais tu imagines toi ; je me lève à midi mais après nada, rien. Suis vraiment abandonné ?
  • Lire la Parole ?? Mais oui, ce n’est pas ça qui va remplir mon caddie…
  • Et dire que j’ai déjà versé un acompte pour mes vacances…
  • Non mais tu les vois au gouvernement, ils ne foutent vraiment rien
  • Mais qu’est-ce qu’ils croient avec leurs 5000 euros, et ma BM, c’est avec cette aumône que je la rembourse ?
  • Ras le bol de ces séries, ça fait trois fois que je me fais la saison 7
  • Et ils se moquent de qui ? Pas de masque, pas de blouse et il faut bosser pour renflouer les caisses
  • Mais, tu sais toi pourquoi il y a toutes ces échelles ?
  • Je ne sais pas trop, non mais faut bien avouer qu’ils tournent en rond, tu ne trouves pas ? Ils se débattent, se démènent …regarde, mais regarde-moi ceux-là, ça fait 5 fois qu’ils repassent au même endroit et toujours rien ; ça m’épuise, rien que de les voir…
  • T’as pas un truc à leur donner ? Tu te souviens quand on était en bas ? Ça nous est arrivé aussi, non ?
  • Je leur ai déjà dit tant de fois,… même qu’il y a un grand qui leur a répété ; avec sa belle chemise… reviens à la Parole, c’est pourtant clair, non.
  • Patience, patience qu’il nous a dit le boss, mais sentinelle, c’est un fameux boulot ; je ne m’en rendais pas compte…

Scène surréaliste ? Délire dominical ? Pas sûr.

Revenons à notre héritage. À ce guide que nous avons la chance d’avoir chez nous, avec nous, en nous « The » Bible.

« Attachez-vous aux réalités d’en haut, et non à celles qui sont sur la Terre. » Col.3 : 2 (Voir le contexte)

La vision des échelles peut vraiment être perçue à travers plusieurs fenêtres.

La première serait de prendre de la hauteur face aux épreuves et aux difficultés. Si on a l’impression que rien ne marche, que tout s’enchaine dans le mauvais sens, que les circonstances se muent en autant d’obstacles, arrêtons-nous. Peut-être nous entêtons-nous à passer d’une option à une autre, en raisonnant toujours avec nos limites, notre vision, nos relais. Prendre l’échelle que Dieu place sur notre route ne va pas forcément enlever le problème mais il va lui donner une autre perspective.

Lorsque Joseph est injustement jeté en prison alors qu’il a résisté à la tentation, qu’il a tout bien fait, on ne peut que… revendiquer, demander des comptes à Dieu. Mais la Bible nous dit que là où était Joseph, là était la faveur de Dieu. Qu’il soit dans les palais ou dans une cellule, Dieu était avec lui. Joseph fut longtemps emprisonné ; le problème n’était donc pas éradiqué mais le problème a fait partie de la solution. C’est souvent une case qui nous manque.

Et si le problème n’était rien d’autre qu’un passage vers une solution hors de notre compréhension humaine.

La seconde lecture possible de cette vision est d’aller chercher en haut le secours. Le désir de s’en remettre à Lui et de Le laisser régner dans nos vies. Parfois, nous sommes confrontés à de graves décisions à prendre, dans une urgence absolue. Les deux extrêmes seraient de s’effondrer et d’abandonner ou de relever le défi, de prendre le contrôle de la situation, avec en filigrane une espèce de limitation du rôle de Dieu. « Laisse, je vais m’en occuper tout seul », sous entendant : « Tu es quelque part inaudible ». Et si comme on peut le prévoir, notre plan soi-disant parfait ne fonctionne pas, on en revient à prier comme un bébé qui pleurniche. Le syndrome de Calimero.

La troisième voix est celle qui multiplie le nombre de conseillers, les fameux experts, ceux qui ont déjà tout vécu, tout connu, et qui vous envoient peut-être dans des situations encore plus inextricables. Car on n’a pas attendu le temps de Dieu, celui qui nous paraît si souvent intensément trop long, nous les zappeurs professionnels. Mais seules les réalités d’en haut peuvent dénouer n’importe quel nœud, que cela nous convienne ou non.

Dieu règne. Point final.

La voie d’en haut fait souvent référence à la sagesse d’en haut. J’aime bien cette expression : vivons dans une discrète humilité chrétienne. Là où nous sommes, dans un havre de paix qui se révèle inaccessible sans une connexion divine, sans une relation de proximité avec le Père. Y compris quand la tempête souffle, quand l’argent manque, quand la maladie frappe.

« La sagesse d’en haut, elle, est d’abord pure, ensuite pacifique, conciliante, raisonnable, pleine de compassion et de bons fruits, sans parti pris, sans hypocrisie. » Jacques 3 : 17 (Voir le contexte)

Prendre l’échelle, et c’est une troisième lecture possible, revient à choisir la bonne référence : celle du royaume.

Si notre solution, si les conseils reçus s’éloignent de ces valeurs, c’est que Dieu n’y est pas. Si nous sentons dans notre cœur un sentiment de gêne, d’insatisfaction, de doute, écoutons, stoppons tout, prions et remettons les commandes au seul Guide.

Dans notre monde qui part si souvent en vrille, nous devons revenir à l’intégrité. C’est une notion avec laquelle nous trouvons souvent un « arrangement ». Avouons-le, on va souvent juger les petites entorses… des autres avec une intransigeance tranchante et avoir la compréhension la plus empathique pour des combines qui sont proches des nôtres.

Nous voyageons tous sur le plan horizontal. Seul Jésus…

Mais nous sommes tous capables de choisir de grimper à l’échelle. Nous retomberons mais nous entreprendrons une autre montée ; nous chuterons à nouveau mais il existera toujours une échelle sur notre chemin. Toujours.

Car la Parole est éternelle. Car Dieu est bon, au-delà de toute compréhension. Car Dieu nous aime au-delà de toute limite.
Dominique Blairon

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