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Le combat spirituel (5)

Quelques résolutions personnelles pour résister aux tentations.

Quelques bonnes dispositions comme remède préventif. C’est surtout efficace dans cette fraction de seconde qui sépare la tentation proprement dite de la réaction par laquelle nous décidons mystérieusement de marcher soit selon l’Esprit, soit selon la chair. C’est une bonne chose d’utiliser les exercices et les outils spirituels qui façonnent en nous une façon biblique de penser lorsque le combat s’intensifie. Tout comme au judo, l’athlète se sert de la force de son adversaire à son propre avantage, ces principes peuvent transformer la force de la tentation en énergie spirituelle positive. Ce ne sont pas des formules magiques, mais un processus divin et humain qui implique notre dépendance de la grâce de Dieu dans notre façon de vivre.

La tentation de la colère

  1. La colère est un péché. Jc.1.20
    « Car la colère de l’homme n’accomplit pas la justice de Dieu. »

    Nous n’envisageons pas ici la juste colère contre le péché, Eze.7.3 et Mc.3.5 mais la colère coupable.

  2. Je ne veux pas pécher. Le péché n’est pas digne de la personne que je suis devenu en Jésus-Christ (Eph.2.4-7)

    « Mais Dieu est riche de compassion et, à cause du grand amour dont il nous a aimés, nous qui étions morts du fait de nos fautes, il nous a rendus vivants avec le Christ – c’est par grâce que vous êtes sauvés. Il nous a réveillés ensemble et fait asseoir ensemble dans les lieux célestes, en Jésus-Christ, pour montrer dans les temps à venir la richesse surabondante de sa grâce par sa bonté envers nous en Jésus-Christ. »

  3. Je ne suis pas obligé de pécher. Je ne vis plus sous la contrainte du péché, je suis désormais vivant pour Dieu en Jésus-Christ. (Rm.6.11 et Rm.8.12-14)
  4. Pourquoi suis-je encore tenté de me mettre en colère ? Parce que j’ai adopté une mauvaise façon de raisonner. Je me suis enfermé dans un plan non suffisamment mûri. (Il s’agit d’un plan qui pour une raison ou pour une autre, n’aboutissent pas. Exemple : je décide de prendre le train pour arriver à une réunion. Si en route pour la gare, arrive une crevaison qui empêche la réalisation de ce projet au point de m’irriter, c’est que celui-ci n’a pas été suffisamment mûri. Le problème ne réside pas dans mon désir de prendre le train pour arriver à temps à la réunion, mais d’avoir fait dépendre mon bien-être de ce projet. Dans la mesure, où la dépression est une colère tournée vers l’intérieur, tous les principes énoncés sont aussi valables pour lutter contre la dépression.)
  5. La juste façon de penser consiste à se dire que Dieu maîtrise parfaitement tout et qu’il fait tout concourir pour mon bien suprême.
  6. Face à cette vérité, je dois d’abord faire confiance au Seigneur et ne pas m’appuyer sur ma sagesse (Prov.3.5-6).

    « De tout ton cœur, mets ta confiance dans le SEIGNEUR ; ne t’appuie pas sur ta propre intelligence ; reconnais-le dans toutes tes voies, et c’est lui qui aplanira tes sentiers. »

    Comme le principe énoncé au point 5 est toujours vrai, Dieu avait sans doute pour moi des intentions que je ne peux saisir présentement.

  7. Je dois marcher selon les pulsions de l’Esprit et non celles de la chair (Gal.5.16). Le fruit de l’Esprit est amour, joie, paix...
Laurent Cayron

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